Bragelonne : le blog !

Bragelonne SF impose sa Suprématie
[ News , Les parutions ] 08 avril, 2009 17:30 (775)

Certains d’entre vous ont manifesté une réelle curiosité vis-à-vis de ce titre et de son auteur. Sous le nom à consonance anglophone se cachent en fait deux talentueux auteurs québécois : Yves Meynard et Jean-Louis Trudel.

Le premier a la particularité d’écrire de la fantasy et de la science-fiction aussi bien dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare. Il est ainsi l’auteur du Mage des fourmis et de The Book of Knights, entre autres. Ce rigoureux narrateur est le co-fondateur du fanzine Samizdat, et a été publié un bon nombre de fois dans la célèbre revue Solaris.

 

 

 

Laurent McAllister est un pseudonyme unissant les plumes d'Yves Meynard et de Jean-Louis Trudel, deux écrivains canadiens spécialisés dans les genres de la science-fiction et de la fantasy. Sous ce nom sont parus un roman pour adultes, trois romans pour la jeunesse et plusieurs nouvelles. En 1993, Laurent McAllister était au nombre des finalistes pour le Prix Aurora de la meilleure nouvelle en français. En 2002, il était un des trois finalistes pour le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois et il remportait la même année le Prix Boréal du meilleur livre pour son roman Le Messager des orages. En 2008, il a remporté le Prix Boréal de la meilleure nouvelle ainsi que le Prix Aurora de la meilleure nouvelle en français pour « Sur la plage des épaves ». - Wikipedia -

Yves Meynard (1964 - ) est un écrivain canadien qui s'est distingué dans le domaine de la science-fiction et de la fantasy. Il écrit aussi bien en anglais qu'en français.
Il a fait ses débuts comme écrivain en 1986 lors du congrès Boréal à Longueuil. Avec Philippe Gauthier et Claude J. Pelletier, il a ensuite lancé le fanzine Samizdat, mais il a très vite commencé à publier dans Solaris et à collectionner les prix.
En même temps, il a fait ses premières armes en anglais. Ainsi, durant les années 1990, il a non seulement publié des romans pour jeunes en français, dont Le Mage des fourmis, mais il a aussi signé un roman de fantasy pour adultes, The Book of Knights, publié par Tor à New York. Il en a ensuite assuré la traduction en français sous le titre Le Livre des chevaliers pour les éditions Alire.
Outre une collaboration ponctuelle avec Élisabeth Vonarburg, il collabore aussi avec Jean-Louis Trudel sous le nom de Laurent McAllister.

Né le 10 juillet 1967, Jean-Louis Trudel est diplômé en physique, en astronomie, et en histoire et philosophie des sciences. Depuis 1994, il a signé 28 livres sous son nom, dont deux romans de science-fiction, deux recueils et vingt-quatre livres pour jeunes. Il a également cosigné cinq livres et plusieurs récits avec Yves Meynard sous le nom de plume Laurent McAllister. La plupart de ses œuvres sont du courant hard science.
En collaboration avec Paula Johanson, il a réuni une anthologie de nouvelles, Tesseracts 7, pour l’éditeur canadien-anglais Tesseract Books en 1999. Ses nouvelles en français sont parues dans Imagine... et Solaris, et dans d’autres revues ou collectifs, au Canada comme en Europe. Ses nouvelles en anglais sont parues dans des anthologies canadiennes et étatsunienne, ainsi que dans des revues comme ON SPEC et Prairie Fire. Il s’adonne aussi à la traduction et à la critique littéraire.
Il a obtenu le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois en 2001, plus d'un Prix Boréal et plusieurs Prix Aurora. Il a de plus été vice-président puis président de SF Canada, l'association canadienne des écrivains de science-fiction. Il a organisé plusieurs fois le congrès Boréal, un rassemblement annuel des créateurs et des amateurs francophones de science-fiction ou de fantastique au Canada qui remet les Prix Boréal.
Actuellement, Jean-Louis Trudel enseigne l’histoire à l’Université d’Ottawa.

Bragelonne : le blog ! (continue)

Alors, quand je me suis retrouvé en position de publier les bouquins qui me faisaient envie, j’ai eu un ricanement sadique et je me suis dit : "Attendez, mes chéris, ça fait dix ans que vous me faites lanterner avec l’histoire d’Alcaino, maintenant j’ai les moyens de vous faire trimer comme des esclaves pour ma satisfaction personnelle, MUHAHAHAHA !" Je leur ai fait une offre qu’ils n’ont pas pu refuser et aujourd’hui je savoure le plaisir totalement immoral et égoïste de publier un bouquin dont, j’avais, d’abord et avant tout, envie de connaître la fin."

Vous l’avez compris, Suprématie est une curiosité sur laquelle les passionnés de SF feraient bien de se pencher. Si vous êtes de ceux-là, vous pourrez le faire dès le 30 avril. Un tout petit peu de patience… Le second est spécialiste d’astrophysique. Il a écrit plus d’une vingtaine d’ouvrages, notamment pour la jeunesse, et également un nombre incalculable de nouvelles. Ce fin psychologue a notamment président de l’association SF Canada pendant un temps. Aujourd'hui, il est secrétaire et trésorier de SF SF Boréal, organisation qui décerne le Prix Boréal.

Sous le pseudonyme de Laurent McAllister, ils ont publié une douzaine de nouvelles ainsi que trois romans aux éditions Médiaspaul. Ensemble ou séparément, les deux compères ont collectionné les récompenses, notamment le Prix Aurora.

Ce mois-ci, ils reviennent donc à charge avec Suprématie, un roman incroyablement téméraire. Mais afin de vous présenter au mieux les deux hommes et leur dernier né, nous laissons la parole à Jean-Claude Dunyach, directeur de la collection Bragelonne SF :

"Quand je suis arrivé à la tête de la collection Bragelonne SF, je n’ai pas caché mon intention de publier du Space Opera, et en particulier la version moderne, baptisée Nouveau Space Opera. (Je vous renvoie à l’anthologie récente qui porte ce titre, et qui contient plein d’auteurs que j’adore.) Le hasard veut que le dernier ouvrage que Bragelonne publie sous ma direction soit, justement, un des plus extraordinaires représentants de cette catégorie, écrit par deux francophones suffisamment inconscients et talentueux pour se lancer en collaboration dans un pavé de cette envergure. Et pour en faire un grand bouquin.

Mon premier contact avec Suprématie a été un manuscrit inachevé (même pas la moitié du livre) que Jean-Louis Trudel m’a négligemment fourré entre les mains dans les années 90, pour avoir mon avis. Il a fait le même coup à mon pote Ayerdhal, avec qui ont était en train d’écrire Étoiles Mourantes. Je dois confesser – il y a prescription – que ça nous a mis un peu la pression. Meynard et Trudel avaient placé la barre très haut : c’était foutraque, bourré d’idées, grandiose et terriblement frustrant. On en a discuté avec eux ou entre nous, Ayerdhal et moi, et on a attendu la fin du manuscrit. Qui n’est pas venue...